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Tanguay, Laureat Achille
Ce souvenir, c'est celui d'un homme d'action infatigable, toujours préoccupé de servir son église et d'aider les plus démunis de ses concitoyens. C'est d'abord à Sainte-Anne-des-Monts, en Gaspésie, puis dans la colonie Saint-Bernard-des-Lacs qu'il a vécu sa vie de défricheur et de bâtisseur avec ses fils. Achille-Tanguay était un homme prévoyant, astucieux et ingénieux. Il était de tous les métiers. On l'a vu fabriquer des tombes, chanter à la messe, enterrer des morts, bâtir une petite église, une école pour les gens du village, faire venir un prêtre pour le culte, un professeur et une infirmière pour la culture et la santé des gens. On lui doit également la construction d'un moulin à scie et d'un petit pouvoir électrique aujourd'hui disparus.

Toute sa vie est marquée du sceau de l'entraide, du partage et du respect des autres. On l'a vu souvent se priver du nécessaire pour suppléer à l'imprévoyance de certains colons. C'est cet esprit qu'il a su inculquer à ses 5 garcons et ses 4 filles dont Thérèse Tanguay Dion, surnommée aujourd'hui "Maman Dion" . Achille est encore bien vivant dans le coeur de celles qui lui survivent ; Jeanne, Thérèse et Jacqueline.

Achille-Tanguay n'a pu jouir ou très peu, du travail qu'il avait si durement accompli. Il fut terrassé prématurément par la maladie à l'âge de 60 ans. Il ne reste plus aucun vestige de ses oeuvres. Seul son souvenir demeure dans la mémoire des plus anciens de Saint-Anne-des-Monts; celui d'un exemple de courage, d'humilité et de sagesse proverbiale. Achille-Tanguay a toujours prôné la débrouillardise et la communication comme valeurs de société. Cet apport important qu'il a véhiculé dans son milieu, on le reconnaît aujourd'hui dans la nature par une rivière et un lac qui porte son nom "TANGUAY" à proximité dans la colonie de Saint-Bernard-des-Lacs.

Thérèse Tanguay Dion ( Maman Dion ) qui oeuvre toujours dans le sillage de son père, a décidé, elle aussi, de venir en aide aux plus démunis en créant la "Fondation Achille-Tanguay". Son but premier est surtout d'aider les démunis à se prendre en main, de les diriger vers des ressources fiables et d'assurer un suivi qui leur permet de devenir eux-mêmes des gens autonomes dans leur milieu. En conséquence, la Fondation Achille-Tanguay se veut d'être une porte ouverte dans la société où les démunis pourront trouver un accueil chaleureux et retrouver leur véritable identité de citoyens à part entière.

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Vallieres, Joseph Remi
Né à Carleton et baptisé dans la paroisse Saint-Joseph, le 1er octobre 1787, fils de Jean-Baptiste Vallières, forgeron, et de Marguerite Corneillier, dit Grandchamp. Signait Vallieres de St Real.

Étudia sous la direction personnelle de Mgr Joseph-Octave Plessis, et, au début de 1805, entra en classe de philosophie au petit séminaire de Québec. En février 1807, commença son stage de clerc en droit à Trois-Rivières, puis continua auprès d'Edward Bowen à Québec. Reçut sa commission d'avocat en 1812.

Exerça sa profession à Québec, dans la Beauce, ainsi que sur la côte sud et sur la rive nord du Saint-Laurent; en 1823, prit comme associé Jean-François-Joseph Duval. Fit de la spéculation foncière et immobilière à Québec, dans des seigneuries et des cantons. Engagé dans l'exploitation de terres, d'une auberge dans le faubourg Saint-Jean, et dans la production du bois de construction et du bois de sciage. Copropriétaire d'un pont à péage sur l'Etchemin. Actionnaire de la Compagnie d'assurance de Québec contre les accidents du feu et de la Compagnie des postes du roi.

Élu député de Saint-Maurice en 1814. Défait en 1816. Élu dans la Haute-Ville de Québec en avril 1820. Réélu sans opposition en juillet 1820; élu orateur le 10 janvier 1823, en l'absence de Louis-Joseph Papineau qui redevint orateur le 8 janvier 1825. Réélu dans la Haute-Ville de Québec en 1824 et 1827; appartenait à la tendance modérée du parti canadien, puis du parti patriote; son siège devint vacant le 13 mai 1829, au moment de sa nomination comme juge provincial à Trois-Rivières.

En décembre 1830, fut nommé juge résidant de la Cour du banc du roi à Trois-Rivières. Fit partie du Conseil exécutif du 28 juin au 2 novembre 1838. Suspendu de ses fonctions de juge en décembre 1838, fut réintégré en août 1840. Devint, en juin 1842, juge en chef de la Cour du banc du roi à Montréal. En 1846, refusa la présidence du Conseil exécutif.

Nommé conseiller du roi en 1825. Fut officier de milice, un des vice-présidents fondateurs de la Société littéraire et historique de Québec, membre de l'exécutif de la Société d'éducation du district de Québec, président de la Société d'éducation de Trois-Rivières, membre de l'Institut canadien de Montréal.

Décédé à Montréal, le 17 février 1847, à l'âge de 59 ans et 4 mois. Inhumé dans l'église Notre-Dame, le 20 février 1847.

Avait épousé dans la paroisse Notre-Dame de Québec, le 16 novembre 1812, Louise Pezard de Champlain, fille de Pierre-Melchior Pezard de Champlain, seigneur, et de Louise Drouet de Richerville; puis, dans la paroisse de l'Immaculée-Conception, à Trois-Rivières, le 26 avril 1836, la veuve Jane Keirnan.

Bibliographie : DBC.

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Gaboury, Antoine
Antoine s'installa vers 1663 sur le lot #22 "la seigneuries de Beaupré" une ferme de 2 arpents à l'Ange-Gardien, Côte-de-Beaupré, Québec. Il s'absenta du Québec de 1669 à 1678. Il s'établit en 1691 à Pointes-aux-Trembles (Neuville), Québec, et en 1695, déménagea à Saint-Augustin-de-Portneuf, Québec.
Antoine était fermier et commerçant de fourrure.
@NI7936@

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Mathieu, Jean
" Jean Mathieu nétait pas pressé cependant pour prendre la grande décision. Il attendit encore deux ans après le recensement de 1667. À lautomne de 1669, le 3 novembre, nous rencontrons notre homme à une joyeuse fête de famille ; nous assistons à la signature de son contrat de mariage (gr. Auber). La réunion a lieu dans la maison de Jacques Goulet, un oncle de la mariée, à lAnge-Gardien ".
" Jean Mathieu na pas de parents, il est accompagné damis ; Michel Guyon, sieur du Rouvray, Pierre Tremblay puis Jacques Grosleau dit Laviolette, dont le fils était le filleul du marié.
" La mariée Anne Du Tertre, est la fille de René-Pierre et de Louise Anne Goulet, ancêtres dIsraël Tartre. La future est alors assistée de son père et de sa mère, de son frère Charles, de son oncle Jacques Goulet, accompagné de sa femme et de ses deux fils Nicolas et René, de même quun ami de la famille, Joseph Massé-Gravel
Pendant quelques années Jean Mathieu coule une vie tranquille sur sa ferme de la Petite Auvergne, et lon nen trouve dautres traces que les baptêmes de ses enfants à Québec dabord, puis à lAnge-Gardien.
" Quatorze ans après son mariage, nouveau recensement général du Canada. Le rapport bref et intéressant sur lancêtre Mathieu se lit comme suit : << Jean Mathieu, 44 ans, Anne du Tertre, sa femme, 27 ans ; enfants : Louise, 10 ans ; René, 7 ans ; Jean, 5 ans ; Pierre (!!) 2 ans >>. Le recenseur mentionne en outre que la ferme est prospère trente arpents de défrichés, et vingt bêtes à cornes dans létable.
" Jean Mathieu vécut encore dix-huit ans après le recensement de 1681. Il décéda le premier mai 1699 (!!) à lAnge-Gardien et fut inhumé dans le cimetière de cette paroisse. Il était âgé de cinquante-neuf ans . Son épouse lavait précédé de trois ans dans la tombe et avait également été inhumée à lAnge-Gardien, le 14 avril 1696.
Onze enfants étaient nés de ce mariage ; sept filles et quatre garçons. De ce nombre cinq filles et les quatre garçons parvinrent à lâge adulte et se marièrent. Sauf laîné qui sétablit à lAnge-Gardien, sur la côte de Beaupré . Lauteur des familles Mathieu du district de Québec, les autres fils se dispersèrent : Nicolas sétablit à la Pointe-aux-Trembles de Québec, aujourdhui (Neuville), et les deux autres : Jean et Charles gagnèrent Lachenaie.
@NI8660@

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Mathieu, Jean X Letartre, Anne
CERTIFICAT DE MARIAGE
Lan de Nostre S. J. Ch. mil six cent soixante-neuf, le 19 novembre, Monsieur de Clermont prestre missionnaire maria dans lEglise de lAnge-Gardien, après les trois publications de bans, fiancailles faites, et ne sestant trouvé aucun empeschement, Jean Mathieu natif de Coulonge, évesché dangoulème et anne du tartre de la paroisse de la poitou evesché de Chartres en présence de Michel Guion, Bertrand Chesnet dit la Garenne, Nicolas Quentin etc.!
Par devant Claude Auber Nottaire Royal en la Nouvelle-France et tesmoins soubnés. Le dimanche troyé, jour de novembre mil six Soixante et neuf furent présents par leur personne Jean Mathieu fils et héritier en partys de feu Jean Mathieu et dYsabelle Monnachau ses père et mère vivant en la parr, de Coullonges village de Montignac sur la rivière de Charente en Engoumoye Evesché dengoulesme. Led. Jean Mathieu fils a présent demeurant et habitant en la Coste et Seigneurie de Beaupré Parr de lAnge-Gardien dune part Et Louise anne du Tertre fille de Pierre Dutertre et de Louise anne Goulet aussy habitant en lad. Coste Seigneurie et parr. Lesq. De leur bonne volonté et plus grande Liberté et sans aucune contrainte ont recognu confessé et par ces présentes recongnoissent et Confessent sestre promis et par Yvelles promettent prendre lun lautre par foy et loy de mariage qui au bon plaisir de dieu sera ft. Et accomply en fasce de nostre mère Ste Esglise Catholique apostolique et Romaine Le plustost que faire se pourra et ainsy qul sera desliberé entreux et Leurs parents et amis qui les assistent ainsy quil Ensuit a scavoir Led. Jean Mathieu de Michel Guion Sr. Du Rouvray, de me. Pierre Tremble de Jacques Groslo dit LaViolette et de Pierre Gendrau dit LaPoussière tous parents et amis...dud. Mathieu et Lad. Anne du Tertre dud. René du Tertre son père de Lad. Goullet sa mère de Charles duTertre son frère de Mr. Jacques Goullet son oncle de Marguerite Maillier son Espouse de Nicollas et René Goullet ses cousins et de Joseph Masse Gravelle tous parents et amis de lad. Fille Lesquelles partyes a lautorisation de leur susd. Parents et amis présents bien adviser et pour fe. Et accordé Entreux
Les conventions Matrimoniales cy-dessus Escrites Et en faveur dYcelles Conventions et dYcelluy mariage Lesd. Père et mère de Lad. Future espouse Luy donne pour linge et vaisselle avec tous et chacun Les habits quelle a de présent...a elle et le service et autre linge a son usage sans préjudice lad. Future espouse a tous et chacuns ses droits qui lui comporte et peuvent compter es estimer tant de la succession de sesd. Père et mère quault. Tant en ce pays quen France Seront lesd. Future Espoux uns communs bien meubles conquets immeubles de Jour de Leurs Espoussailles Sera doué Lad. Future Espouse du douaire Coustumier Selon la Coustume de paris a quoy ce pays ycy est régy Ne seront lesd. Future espoux tenus aux debtes lun de lautre crées avant Led. Mariage et sy aucunes y a il seront payées et acquittées sur la part et portion de bien de qui les aura faites et crées Car ainsy a esté etc promettant etc.obligean etc. renoncant etc...
... Ce fut ft. Et passé en la maison et demeure ded. Goullet oncle lan et jou que dessus en présence desd parent et amis lesquls ont à Scavoir Lesd. Sr. Du Rouvray avec Moy Nottaire susd. Et soussigné Signé à la présente Minute et ont tous et chacuns les autres parents et amis dit et déclaré ne scavoir escrire ny signer de Ce interpellés Suiv lordonnance et ont plusieurs apposé Leur Maques ordinaires.

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